Publié le : 03 décembre 20207 mins de lecture

L’appareil urinaire se compose des reins, des uretères, de la vessie, de l’urètre et du méat urinaire. Il se forme et commence à fonctionner avant la naissance. Quand cette poche contient 250 ml d’urine, l’envie d’uriner se fait sentir. Le rôle de cet appareil est de former l’urine qui sera évacuée.Très lié à l’appareil génital, il sert à la sécrétion et à l’excrétion des urines. Il est constitué de deux organes excréteurs, les reins, de deux conduits excréteurs internes, les uretères, d’un réservoir ou poche : la vessie, et d’un conduit excréteur externe : l’urètre. Zoom en image sur cet appareil qui peut parfois s’enrayer, en particulier chez la femme. Cet article parle comment fonctionnent la vessie et les reins.

Rôle des organes du système urinaire

L’ensemble de l’appareil urinaire a pour but de former et d’évacuer l’urine. Les reins, dont sont extraits l’urée, sont à l’origine de la fabrication de l’urine. Cette dernière est créée par filtration du sang afin d’éliminer ses toxines. Une fois l’urine constituée, elle transite par le canal appelé l’uretère, qui va à destination de la vessie. Cette dernière sert de poche qui stocke l’urine, avant que celle-ci ne soit expulsée à l’extérieur du corps humain par la miction de l’urètre. Des capteurs nerveux localisés sur les parois du réservoir permettent d’informer le cerveau en permanence sur son degré de remplissage. Au moment d’uriner, il se produit une contraction de la vessie et des sphincters de ce conduit excréteur. Lorsque ces derniers se décontractent l’urine peut s’écouler. Le système urinaire permet en outre d’épurer le sang en réaffectant certains éléments bénéfiques pour l’organisme tels que le glucose ou les acides aminés qui seront absorber au sein de la circulation sanguine.

Comment fonctionne le système urinaire ?

Le système urinaire se définit, pour la femme et l’homme, par les différents organes et mécanismes qui permettent l’évacuation des produits du corps humain sous forme liquide : l’urine. Parmi ces organes figurent les reins, les uretères ainsi que la vessie et l’urètre. Ces organes centraux sont les reins, la station d’épuration de l’organisme : ils filtrent les substances toxiques et les autres substances que l’organisme ne peut pas utiliser à partir du corps. Les substances sont excrétées avec l’urine, qui est produite dans ces deux organes. L’eau et les substances telles que l’urée, l’acide urique, les sels ou les acides aminés sont ainsi éliminés du sang. Chaque jour, le sang entier d’une personne, cinq à six litres passe par ces deux organes environ 300 fois. Au total, ils filtrent environ 1700 litres de sang chaque jour. Cela produit environ 170 litres d’urine primaire par jour une étape préliminaire de l’urine : urine secondaire. À l’intérieur du rein se trouve la moelle épinière, qui est traversée par de petits tubes et de plus gros tubes de collecte. Alors que l’urine primaire s’écoule à travers ce système de tubes, les cellules rénales absorbent environ 99% du fluide et de nombreuses autres substances utilisables et libèrent simultanément d’autres substances. Cela laisse environ 1,7 litre d’urine secondaire par jour. Elle passe des reins à la vessie par les uretères et y est recueillie.

Les reins, organes vitaux de l’appareil urinaire

Organes vitaux – en forme de haricot – existant par paire, implantés de chaque côté de la colonne vertébrale, la fonction principale des reins est de produire l’urine par filtration du plasma sanguin, éliminant ainsi les déchets produits par le fonctionnement de l’organisme. Filtres naturels du corps humain, ils mesurent la quantité d’eau nécessaire et maintiennent le bon fonctionnement de celui-ci. Chacun des reins pèse 150 grammes et l’on peut continuer de vivre avec un seul rein.

La vessie

Placée devant le rectum chez l’homme et devant le vagin et l’utérus chez la femme, la vessie dispose de trois orifices. Les deux premiers proviennent des petits canaux des uretères, le dernier rejoint l’urètre. Elle ressemble à une poire quand elle se distend par l’arrivée de l’urine. Elle remplit une fonction de réceptacle de l’urine entre deux mictions (fait d’uriner). Elle peut contenir entre 200 ml et 500 ml de liquide. Sur le dôme vésical (dans la partie supérieure), on retrouve un muscle puissant appelé détrusor dont la fonction est d’évacuer l’urine, il fait office de chasse d’eau lorsqu’il se contracte en cas de miction. Dans la partie basse se trouve le col vésical qui donne sur l’urètre et qui retient l’urine grâce au sphincter.

L’urètre

Il se compose d’un fin conduit qui expulse l’urine. Au bout de l’urètre se trouve le méat urinaire (ouverture finale extérieure) situé au niveau du pénis chez l’homme et de la vulve chez la femme. L’urètre féminin mesure environ trois centimètres contrairement à douze centimètres chez l’homme. L’urètre comporte deux sphincters dont un qui se contracte pour retenir l’urine. Le rôle de ce dernier est fondamental pour l’équilibre entre deux mictions. Un dysfonctionnement entraîne un écoulement de l’urine incontrôlable jusqu’à souffrir d’incontinence.

Quand le système urinaire est défaillant : incontinence et fuites urinaires

L’incontinence ainsi que les fuites urinaires sont causées par le dysfonctionnement du système urinaire. Il s’agit d’une perte non-volontaire d’urine et touche indifféremment les femmes et les hommes. Il existe plusieurs formes d’incontinence telle que l’incontinence urinaire d’effort causée par un effort intense et résultant d’une faiblesse du sphincter. Cette incontinence touche souvent les femmes ayant accouché et les hommes ayant subi une opération de la prostate, l’hyperactivité vésicale : fuite involontaire précédée d’un besoin d’uriner irrépressible. Cette incontinence touche majoritairement les personnes âgées. Cette incontinence  mixte ainsi que l’incontinence par regorgement : la perturbation de la capacité d’évacuation de la vessie constitue les autres formes les plus couramment rencontrées de dysfonctionnements urinaires. Elle peut également trouver ses origines à travers certaines affections urinaires et vaginales ainsi que par la prise de certains médicaments : diurétique par exemple.