Publié le : 05 décembre 20237 mins de lecture

L’assurance de prêt peut représenter jusqu’à 30 % du cout total d’un crédit. Si les tarifs varient d’une compagnie d’assurance à une autre, ils sont toujours calculés en fonction du risque que représente le profil de l’emprunteur. Apprenez-en plus sur les critères et les méthodes tarification de ce type de contrat d’assurance.

Assurance emprunteur : quels sont les critères qui définissent le cout ?

L’assurance emprunteur garantit le remboursement des mensualités d’un crédit en cas de sinistre impliquant le contractant. C’est une formalité non obligatoire, mais généralement exigée par les banques. Elle permet de réduire significativement les risques d’impayés. Pour fixer le tarif d’assurance emprunteur, les compagnies prennent en compte les garanties choisies et évaluent le niveau de risque à partir de divers critères.

L’état de santé et l’âge de l’emprunteur

Les probabilités pour un emprunteur présentant des problèmes de santé de manquer des paiements pour cause d’invalidité sont particulièrement élevées. Un questionnaire obligatoire permet donc d’évaluer la condition physique et mentale du futur assuré. Lorsque celui-ci déclare un problème médical passé ou en cours, il est possible que la société demande des examens complémentaires.

Plusieurs cas de figure peuvent ensuite se présenter. Si l’assureur estime que l’état de santé du client ne constitue pas un risque réel, ce dernier peut être facturé au tarif normal. Dans le cas contraire, ses antécédents médicaux entraineront une surprime ou une exclusion de certaines garanties. Par ailleurs, les problèmes de santé et le risque de décès sont beaucoup plus élevés chez un sénior que chez un jeune emprunteur. Pour ces raisons, le tarif de l’assurance emprunteur croît avec l’âge. Il devient donc très difficile d’avoir une couverture convenable au-delà des 70 ans.

La profession et le mode de vie

Le métier ou même les habitudes de l’emprunteur peuvent influencer le tarif du contrat d’assurance. Un employé de bureau a peu de chances d’être victime d’un accident ou d’une maladie invalidante liée à sa profession. Il bénéficiera donc de conditions plus avantageuses qu’un individu dont le métier est perçu comme dangereux.

Pour les mêmes raisons, la pratique de certaines d’activités sportives (arts martiaux, parachutisme, etc.) peut faire grimper le prix de l’assurance emprunteur. Des habitudes connues pour réduire l’espérance de vie comme la consommation d’alcool ou de tabac sont également prises en compte dans le calcul du cout de l’assurance emprunteur.

Le montant et la durée du prêt

En règle générale, plus le montant de l’emprunt est élevé, plus les frais d’assurance seront onéreux. La prime est d’ailleurs calculée en fonction du crédit contracté. Ceci permet à l’assureur de réduire son exposition au risque financier que représente l’emprunt. Le taux appliqué varie d’une compagnie à une autre. Il est donc recommandé de procéder à une simulation d’assurance emprunteur afin de comparer objectivement les offres disponibles.

Tout comme le montant du crédit, la durée de l’emprunt intervient également lorsqu’il s’agit de fixer le prix de l’assurance. Une longue période de remboursement réduit le montant des mensualités. Mais la probabilité qu’un sinistre survienne s’accroit également avec le temps. Pour cette raison, les sociétés d’assurance augmentent les tarifs en fonction de la durée du prêt.

Les garanties choisies

Plus un contrat d’assurance comporte de garanties, plus le prix sera élevé. Pour les assurances de prêt, la garantie DC/PTIA (décès et perte totale et irréversible d’autonomie) est le minimum requis. Elle évite à la famille de l’emprunteur d’avoir à payer le reste des mensualités en cas de décès de ce dernier. Cette garantie s’applique également si l’assuré se retrouve dans l’incapacité d’exercer des actions courantes comme se déplacer ou se laver.

Selon les exigences de la banque et les préférences de l’emprunteur, il est possible d’ajouter certaines options complémentaires au contrat d’assurance. Au nombre de celles-ci, on peut citer les garanties d’invalidité permanente (totale ou partielle). Les critères d’invalidité varient selon la compagnie et déterminent la part de mensualité prise en charge par l’assureur.

La couverture chômage se présente également comme une option très utile. Cette garantie protège l’assuré en cas de licenciement. L’emprunteur voit alors ses mensualités prises en charge ou perçoit des indemnités destinées à régler les échéances.

Comment le tarif d’assurance emprunteur est-il calculé ?

Après avoir étudié le risque lié au profil du client, la compagnie fixe un taux d’assurance emprunteur qui sera utilisé pour calculer le tarif du contrat. L’assureur a la possibilité d’appliquer ce chiffre au capital initial emprunté ou au montant restant à rembourser. Dans le premier cas, les cotisations demeurent constantes jusqu’à la fin du prêt.

Lorsque le taux d’assurance est appliqué au capital restant, les mensualités d’assurance sont relativement élevées au départ. Mais elles décroissent considérablement au fil des paiements. C’est l’option la plus courante lorsqu’il s’agit d’acheter un bien immobilier avec un emprunt individuel. En connaissant le taux d’assurance, il est d’ailleurs possible de déterminer l’intégralité du montant à payer grâce à une simulation d’assurance prêt immobilier.

Comment optimiser le cout de son assurance emprunteur ?

Le meilleur moyen de bénéficier d’un tarif d’assurance avantageux revient à faire jouer la concurrence. Les sites d’assureurs comme april.fr permettent de réunir les informations nécessaires sans avoir à se rendre dans une agence. Il est aussi possible de faire recours à des comparateurs en ligne afin d’étudier les différentes offres du marché.

Une autre option très efficace consiste à faire recours à un courtier d’assurance. Ce sont des professionnels ayant une excellente maitrise du marché. Ils sont donc qualifiés pour identifier l’offre la mieux adaptée à un profil. De plus, ils sont rémunérés sous forme de commission par les compagnies d’assurance et ne constituent donc pas une charge pour l’emprunteur.