Publié le : 03 décembre 20206 mins de lecture

Certainement, le mot empathie n’est pas nouveau… Il appartient à la terminologie psychanalytique postfreudienne. Le mot empathie indique le rapport de participation émotionnelle dans la relation avec les autres. On a découvert un processus cérébral qui établit la capacité de se refléter dans l’autre.

Empathie et neurones miroirs, qu’est-ce que c’est vraiment

L’empathie est la capacité d’une personne à faire l’expérience des pensées et des émotions des autres et à y réagir avec une action appropriée, en entrant dans une relation de participation et en favorisant le flux de communication. En d’autres termes, l’empathie signifie être capable de regarder le monde avec les yeux de l’autre, c’est-à-dire refléter dans l’autre. Quand on est empathique, les neurones miroirs s’activent. Cette capacité existe dans notre code génétique, mais c’est aussi quelque chose qui s’acquiert avec le temps, à travers nos expériences relationnelles. Dans le monde des neurosciences, depuis quelque temps déjà, les sciences ont permis à une découverte importante qui éclaircit sur ce sujet. Il s’agit d’un nouveau type de neurone, appelé neurone miroir, qui est en activité lorsque nous entrons en empathie avec les autres.

Empathie et neurones miroirs : processus d’activation

Les neurones miroirs sont des cellules de notre cerveau, qui entrent en action lorsque nous sommes en mouvement, lorsque nous observons le comportement des autres et lorsque nous sommes empathiques. Ils sont appelés « neurones miroirs » parce qu’ils agissent, littéralement, comme des miroirs reflétant les sentiments et les comportements des autres. Ainsi, vous ressentez l’état de santé et la douleur d’une autre personne ou son état de bonheur. Vous êtes capables d’y participer émotionnellement grâce à l’apprentissage et à la perception. Ce sont les neurones miroirs, qui donnent l’état émotionnel de participation, c’est-à-dire l’empathie. Ces neurones reflètent ce que l’autre fait, chez l’observateur, comme si c’était le percepteur lui-même qui exécutait l’action. Ce sont les neurones responsables de l’apprentissage par imitation. Cette capacité de notre cerveau explique la qualité naturelle des êtres humains à entrer en empathie avec les autres. Les neurones miroirs ne se reposent jamais… Ils sont toujours en action et interprètent les moindres gestes du corps.

L’espèce humaine développe de nouveaux points de vue par imitation et par l’émotion. C’est ce qui explique notre apprentissage à sourire, parler, marcher, danser, mais aussi à ressentir les émotions des autres. L’empathie est un phénomène inhérent à l’homme. Les singes ne sont pas empathiques. Quand vous avez de l’empathie pour une personne, vous sentez son humeur, sa douleur ou sa joie.

L’empathie est-elle innée ou acquise ?

L’activité empathique est une chose qui doit être constamment améliorée par un véritable apprentissage. L’empathie est une forme de pensée liée aux neurones miroirs et est une compétence que nous pouvons entraîner constamment après plusieurs simulations. Le système des neurones miroirs est la base de la socialisation et des relations positives. Le niveau d’empathie peut augmenter ou diminuer en fonction de la similitude avec notre interlocuteur… Il existe en effet une forme de résistance de la part des neurones miroirs lorsque l’autre apparaît différent dans sa physionomie, son apparence et son attitude. Vous pouvez vous rassurer sur le fait que ces cellules sont capables d’apprendre si elles sont stimulées dans la bonne direction. Avec un peu de simulation, on accroit son empathie, qui est une compétence sociale précieuse. Le secret d’une bonne communication empathique réside dans la capacité à exercer les mécanismes de communication efficace qui activent les interactions sociales.

Quelques conseils pour améliorer l’empathie

L’écoute empathique est très importante. Ensuite, on peut essayer de comprendre et de se faire comprendre. Au cours d’une conversation, on essaye d’abord de se faire comprendre… en négligeant d’écouter ce que l’autre personne dit. De cette façon, on pense déjà savoir ce que l’autre personne veut dire. On l’interprète souvent et propose une perception. Écouter avec empathie exige un apprentissage. Écouter avec empathie ne signifie pas être toujours en accord avec ce que dit l’autre personne, mais cela signifie être en phase avec sa façon de voir le monde. Ce fait signifie la compréhension de l’autre personne sur le plan émotionnel et intellectuel. Cela peut aller au-delà de la compréhension des mots qui sont prononcés, la sympathie par exemple. Avec une écoute empathique, l’autre personne se sentira comprise et aura confiance. C’est seulement de cette façon que les barrières défensives peuvent tomber pour accroitre la compréhension mutuelle.