L’analyse musicale computationnelle

Les avancées technologiques et informatiques ont touché tous les domaines d’activité notamment celui de la musique. On parle désormais d’analyse musicale computationnelle dont le principe est d’utiliser un ordinateur pour étudier, comparer et émettre des théories relatives à la musique.

Une analyse computationnelle de la musique

Le travail de l’analyse se fait par le biais d’un dispositif informatique notamment l’ordinateur. Les études en musicologie sont principalement axées sur la musique contemporaine. Avec une approche computationnelle, on essaie de résoudre la problématique des normes instables de la musique tout en tentant d’établir des éléments formels et des modèles fonctionnels conduisant vers une science de la musique.

Cette tentative est loin d’être aisée puisque l’objet étudié revêt une dimension symbolique et mystique qu’il serait difficile de cantonner dans des règles rigides. Pourtant, l’informatisation a permis une représentation graphique devenue le support d’une analyse de plus en plus minutieuse. La capacité de représenter la musique à travers un langage informatique est le maillon qui relie la composition musicale à l’analyse.

Pour plus d’infos, rendez-vous sur http://www.sfam.org/.

L’approche computationnelle par la biais des k-réseaux

Le concept a été tiré des études réalisées à partir des écrits théoriques et analytiques de György Ligeti intitulés des Structures IA de Piere Boulez. Ce qui a donné 2 modèles de machineries informatiques avec des morceaux musicaux se déclinant sous 2 interfaces. Le second programme applique ce qu’on appelle « la théorie des catégories ». Il a permis de créer des modèles de k-réseaux qui ne sont autre qu’un outil analytique composé de graphes illustrant le lien entre les notes musicales.

Allen forte, théoricien et musicologue à la prestigieuse université de Yale, a mis en place une technique pour répertorier les structures musicales en se basant sur la gamme occidentale à 12 mi-tons. Grâce à l’analyse computationnelle, ces techniques ont été formalisées et ces réseaux appliqués dans l’étude d’autres pièces comme le Klavierstück 3 de Karlheinz Stockhausen. La notion de segmentation a été remise en cause et reconsidérée en tant que reconstitution. Grâce à des paramètres comme la couverture de la partition, on a alors essayé de dépasser le concept de la reconstitution, de l’interroger et d’en proposer un dépassement.

Dans cette approche computationnelle, les k-réseaux jouent un rôle capital dans le développement de cette analyse. Plus encore, ils ont conduit vers la découverte d’un angle plus intéressant pour attaquer la problématique. De plus, les segments sont organisés selon un schéma diachronique où les parcours de la nouvelle pièce musicale obéissent à une disposition spatiale. Cette complexité, liée au choix et à la formation d’un graphe mimant la structure d’une pièce musicale, sera étudiée par les différentes ressources analytiques de l’approche computationnelle.

La nouvelle approche de la société française d’analyse musicale

La musique reste jusqu’à aujourd’hui l’une des disciplines les moins rationalisées dans le domaine artistique. Si on parvient à dégager des règles de grammaire et d’écriture qui sont infaillibles, il est toujours difficile de parler de concepts référentiels en musicologie. La société sfam fait ainsi partie des établissements qui ont fait du développement des techniques d’analyse de la musique un véritable engagement.

À partir de 1985, plusieurs interprètes, musiciens et musicologue s’y sont rassemblés dans le but de soutenir la recherche et de développer les méthodes d’analyse. La société française d’analyse musicale a pu créer un grand réseau européen composé de la Belgique, de la France, de la Croatie, des Pays-Bas, de l’Italie et d’autres pays appartenant à L’Union Européenne.

Son activité a également pu atteindre les Etats-Unis et ce grâce à l’organisation de congrès dont le but est de promouvoir l’innovation méthodologique. En plus d’avoir sa propre revue, la société sfam montre activement son soutien permanent pour Musurgia et Musimédiane qui sont des revues en ligne spécialisées dans l’analyse et la pratique musicale.

PIM : optimiser l’information produit
Restitution du dépôt de garantie : comment ça marche ?