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Synthèse Écart Maximum de Revenus

[Écrit par Matth le 27 janvier 2009 | Une réaction | | Lu 15518 fois, 1 fois aujourd'hui. | Trackback ]
Synthèse Écart Maximum de Revenus

Il y a quelques mois, un article sur l’Écart Maximum de Revenus (EMR) a été publié sur Infoslibres et Agoravox (ou ici en cache). Diverses idées ont été émises par les lecteurs. En voici un résumé.

Présentation EMR

La grande préoccupation des Français est leur pouvoir dachat. La solution proposée est l’EMR : un nouveau système de répartition des revenus (distribution des bénéfices d’une entreprise).
Le but de cette solution est de résoudre de nombreux problèmes en France : le pouvoir dachat et tout ce qui en découle (le train de vie des Français en général), la motivation et l’efficacité des salariés dans leur travail…

EMR, que signifie donc ces trois lettres ?
Écart maximum de revenus : dans chaque entreprise française (efficacité accrue si l’EMR est appliqué au niveau européen), il s’agit de mettre en place un écart maximum entre le revenu le plus haut et celui le plus bas dans une entreprise.

Solutions des lecteurs

Écart sous forme d’un rapport

Réaction de sisyphe

Si l’on doit le fixer, ce ne peut être que par un rapport: par exemple de 1 à 30 maximum.
Donc, je pense qu’il faut en rester aux salaires, et fixer un rapport maximum.
Pour le reste, une taxe progressive sur tous les revenus de l’argent (notamment spéculatif) me semble être la seule solution.

Réaction de Rage

Déjà il faut savoir si un « écart type » est la meilleure solution. Ne peut-on pas envisager un coefficient (x3, x10 ou autres) et même apporter à ce coefficient des « primes » suivant le nombre d’employés, la rémunération moyenne/médiane de l’entreprise, voire même encore un ratio entre le salaire le plus élevé et la moyenne de 25% les plus bas ?

Dire à un patron: pas possible de vous augmenter au delà d’un seuil, c’est déjà très fort. Lui dire de le faire suivant la hausse des salaires les plus bas: c’est un beau défi politique.

Par contre, il faut éviter les « feintes » du type: salaire du chef bas, donc SMIC pour tous mais stock options, participations et autres à 100% dans la poche des dirigeants.

Je pense surtout qu’il est grand temps de rétablir une « pyramide logique » des rémunérations (tout compris, salaire + primes + stock options) avec une graduation progressive et des écarts moins pharaoniques qu’ils ne le sont actuellement.

La rémunération des cadres dirigeants devrait être bornée par la loi, non seulement par les résultats de l’année en cours, mais aussi par des ratios de répartition, vis à vis des rémunérations les plus basses, mais aussi en volume dans l’entreprise.

Exemple:
Une entreprise qui fait +10% de résultats, ça pourrait être +15% pour les bas salaires (+1500€/annuel) , +10% pour les échelons intermédiaires (+3000€/annuel) et +5% pour les dirigeants (+10 000€/annuel).
On constate qu’avec ce type de « répartition », le volume reste toujours favorable aux cadres: cela me semble être déjà un consensus intéressant.

Une hausse relative plus forte pour le bas mais moindre en volume.

Une hausse relative plus faible mais réelle pour le haut avec un volume consistant.

Aujourd’hui les patrons veulent les 2 (% et volume) alors que les salariés n’ont aucun des 2.

Réaction de ze_katt

On peut aussi mondialiser l’EMR. Avec mémé une petite adaptation. Au lieu d’autoriser 30 000 euros de plus, je multiplierais les salaires minimum par 30. De cette façon le patron qui emploie des salarié à 1 euro par jour à l’autre bout du monde serait limité à 30 euros.

A la place de l’EMR

Réaction de dante haguel

Bref, plutôt que mettre en place l’EMR, il faudrait un SMIC universel, ce qui implique des services publiques universels comme la Santé & l’Éducation en priorité… il n’y a pas de projets en se sens, parce que ça coute cher, et que les entreprises (surtout les actionnaires) préfèrent avoir des salaries sous payer qui n’ont pas accès a l’éducation ni a la santé comme en Chine ou le Laos…

Vu ce qu’a couter la guerre en Irak et en Afghanistan, ils ont trouver l’argent pour ce projet, mais rien pour des projets plus audacieux comme apporter l’éducation et la santé dans les pays pauvres, ce qui serait rentable a moyen-long terme…

Réaction de HELIOS

Apparemment, on est face a un système ouvert qui ne redistribue pas assez…
Il y a plusieurs moyens d’optimiser pour aller dans la bonne direction… je sais que certains hurlerons, mais ils oublient que lorsque le système est généralisé les effets d’aubaines, de bords etc n’existent plus.

Donc, pour moi, la première mesure a mettre en place est la libéralisation des salaires… oui, oui, ils sont trop « encadrés ».

garder un smic, oui évidement mais basé sur le montant réel de la fiche de paye. aucune fiche de paye inférieure a 1050 euros par exemple pour les 40 heures.
laisser fluctuer les salaires au grès du marché. cela aide les universités et diminue les tensions… donc supprimer les grilles de salaires…
indexer le smic, sur un indice pertinent, prenant en compte le taux d’inflation, mais également les résultats de bourses et inversement proportionnel au taux d’emploi… (en clair plus il y a de chômeurs, plus le smic monte)

La seconde vague de mesure concerne la connaissance de l’entreprise…

revoir les affectations comptables des entreprises… toute dépense doit être une charge (sauf les salaires, voir la suite) , y compris les dépenses somptuaires si elles sont faites en France pas d’achat de yacht aux iles Caïman)..
imposer une séparation comptable par produit ou ligne de produit ou services afin d’éviter le dumping, le vrai, celui qui annihile la concurrence (qui est là vraiment faussée) et taxer ces pertes avant consolidation.
séparer comptablement tout ce qui concerne les salaires en dessous d’un seuil paramétrable, par exemple 120k€ l’an afin de sortir ces sommes des résultats de l’entreprise et qu’il ne soient pas taxés aux même taux.
affecter, comme pour l’indice INSEE une valeur au salarié par secteurs économique et peut être région, dans le but de faire une péréquation salarié/capital et piloter la répartition des dividendes entre capital-monnaie et capital-humain.

J’ai encore plein d’autres idées… pour avoir crée 4 entreprises, je sais bien comment faire.

Le but évidement est valoriser l’emploi quand c’est nécessaire et assumer l’investissement et la recherche des processus de production (choix emploi/machine). Il est inutile de s’attaquer aux écarts salariaux, l’important est que l’entreprise payent du mieux possible ses salariés par optimisation de sa gestion.

Bilan des solutions possibles

Nous allons effectuer une synthèse de toutes les solutions proposées par les lecteurs. Nous retiendrons uniquement celles qui paraissent réalisables :

  • Un coefficient de 1 à 30 entre le salaire inférieur et le salaire supérieur d’une entreprise.
  • Apporter à ce coefficient des « primes » suivant le nombre d’employés, la rémunération moyenne/médiane de l’entreprise, voire même encore un ratio entre le salaire le plus élevé et la moyenne de 25% les plus bas.
  • Éviter les « feintes » du type: salaire du chef bas, donc SMIC pour tous mais stock options, participations et autres à 100% dans la poche des dirigeants.
  • Une taxe progressive sur tous les revenus de l’argent (notamment spéculatif).
  • Des charges plutôt élevées sur les bas salaires, puis des charges faibles sur les salaires médians et des charges progressives sur les plus hauts salaires. Cela orienterait la paye des salariés à passer du SMIC vers un salaire médian.
  • Rétablir une « pyramide logique » des rémunérations (tout compris : salaire + primes + stock options) avec une graduation progressive et des écarts moins pharaoniques qu’ils ne le sont actuellement.
  • Rémunération des cadres dirigeants bornée par la loi, non seulement par les résultats de l’année en cours, mais aussi par des ratios de répartition, vis à vis des rémunérations les plus basses, mais aussi en volume dans l’entreprise.
  • Un SMIC universel, ce qui implique des services publiques universels comme la Santé & l’Éducation en priorité, un système de retraite par répartition.
  • Indexer le smic, sur un indice pertinent, prenant en compte le taux d’inflation, mais également les résultats de bourses et inversement proportionnel au taux d’emploi… (en clair plus il y a de chômeurs, plus le smic monte).

Conclusion

Nous voyons qu’ils existent une multitude de solutions pour augmenter le salaire des employés sans forcément « travailler plus pour gagner plus ».

Il ne manque plus qu’une volonté politique forte pour appliquer la solution la plus adéquate et donner la valeur qu’il mérite au travail produit.

Finalement, il ne tient qu’à nous de demander à notre représentants politiques d’inclure ce type de lois dans leur programme, lors des prochaines élections présidentielles par exemple…

La réussite d’une entreprise n’est jamais liée à un seul Homme (l’entrepreneur), c’est avant tout un travail d’équipe où chacun apporte sa pierre à l’édifice.

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