EMR – Écart Maximum de Revenus
La grande préoccupation des français est leur pouvoir d’achat. La solution proposée est l’EMR : un nouveau système de répartition des revenus (distribution des bénéfices d’une entreprise).
Le but de cette solution est de résoudre de nombreux problèmes en France : le pouvoir d’achat et tout ce qui en découle (le train de vie des français en général), la motivation et l’efficacité des salariés dans leur travail…
EMR, que signifie donc ces 3 lettres ?
Écart Maximum de Revenus : dans chaque entreprise française (efficacité accrue si l’EMR est appliqué au niveau européen), il s’agit de mettre en place un écart maximum entre le revenus le plus haut et celui le plus bas dans une entreprise.
Détails de l’EMR
Il y a quelques années, la France a créé le SMIC (Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance) afin que les personnes qui travaille, puissent subvenir à leurs besoins vitaux (logement, nourriture, déplacements, loisirs). Aujourd’hui, il est constaté que la grande majorité des salariés (ouvriers, techniciens, cadres, ingénieurs…) d’une entreprise qui fait des bénéfices importants sont payés le SMIC ou à peine plus (calculs effectués à partir du taux horaire).
Le taux horaire est un calcul qui tient compte du salaire mensuel par rapport au nombre d’heures travaillées. Exemple le taux horaire pour un salaire mensuel net de 2500€ en effectuant 45h par semaine est de 13,88€ de l’heure. Le taux horaire pour un salaire mensuel net de 1500€ en effectuant 35h par semaine est de 10,71€ de l’heure. Et vous, quel est votre taux horaire?
Pendant ce temps, les dirigeants des grandes entreprises du CAC40 gagnent des salaires sur-dimensionnés (voir l’article sur l’évolution du pouvoir d’achat).
L’EMR (Écart Maximum de Revenus) permet à chaque entrepreneur de bien gagner sa vie, en créant une entreprise rentable, tout en faisant en sorte qu’une partie des bénéfices soient redistribués aux salariés.
Concrètement, il faut admettre un écart maximum entre le revenus le plus bas et celui le plus haut dans une entreprise quelconque. Admettons un écart de 30 000€, ce qui signifie que dans une entreprise, le salaire maximum du dirigeant serait de 30 000€ mensuel net si le salaire le plus bas de l’entreprise est le SMIC.
Un salaire mensuel net de 30 000€ permet de vivre très confortablement, pour un entrepreneur ayant du talent, de l’intelligence, des idées novatrices…
L’entreprise effectue des bénéfices records (un des produits a un succès inattendu), le dirigeant souhaite augmenter son salaire au dessus de 30 000 € mensuel. Il lui suffit simplement d’augmenter le salaire le plus bas de ces salariés. Afin que l’écart entre le salaire le plus faible de l’entreprise et le salaire le plus haut soit toujours identique, c’est à dire 30 000€.
Par exemple, l’employeur souhaite augmenter son salaire mensuel à 32 000€ (les bénéfices de son entreprise le lui permettent), il devra faire en sorte que ses employés en profite (ils participent également à la rentabilité de l’entreprise par leur travail). C’est à dire que le salaire mensuel le plus faible devra être égale 32 000€ moins l’EMR (30 000€) soit 2 000 € net mensuel.
Puis l’entreprise a une passe difficile, les bénéfices diminuent. Donc l’employeur doit diminuer son salaire. Il aura également la possibilité de diminuer le revenus de ces employés en fonction de son salaire, pour toujours respecter l’EMR de 30 000€ entre le salaire le plus haut et le plus bas.
Conclusion
Cette solution permet aux entrepreneurs d’être motivés car ils ont la possibilité d’augmenter leur salaire mensuel. Elle est aussi flexible concernant le salaire des employés, car celui ci est désormais intimement lié aux bénéfices de l’entreprise.
Et par la même occasion d’augmenter le pouvoir d’achat des citoyens français. En effet, l’économie française va plutôt bien pour une minorité (voir l’article sur l’évolution du pouvoir d’achat), c’est juste un problème de répartition des gains. Le tout, sans modifier la durée hebdomadaire légale de travail (35 heures).
D’un autre côté, les salariés de l’entreprise sont motivés dans leur travail, car ils ont la certitude qu’ils profiteront d’une partie des bénéfices effectuées par l’entreprise grâce à l’EMR.
Votre contribution
Et vous qu’en pensez vous ?
L’EMR proposé est-il trop élevé, trop faible ou correct ? Apporterez vous des évolutions ?
Ou carrément une autre solution « intelligente et réfléchie » pouvant réellement résoudre une partie des problèmes actuels ?
Compléments de l’article
Les revenus annuels des grands patrons français : voir leurs revenus
Une autre idée proche de l’EMR : Éventail Maximum des Revenus
Articles sur le même sujet :

Bien dans le principe, mais juste une petite question ? L’actuel
code du travail interdit les baisses de salaire me semble-t-il ?
Bonjour,
L’idée est intéressante, mais entraine beaucoup de questions, comme toute idée du reste. Je pense que si le « boss » décide d’augmenter son salaire de N, il faudrait que ce soit la masse salariale globale qui soit augmentée de N, et ce de manière répartie. Effectivement, si la femme de ménage a un salaire dépassant ceux des informaticiens, ça va créer des tensions … (ils sont susceptibles ces informaticiens …).
L’EMR doit être une soupape anti-abus (abus au sens où le patron récupère 90% de ce que génère l’entreprise). Cependant, il ne doit pas être un frein à la création d’entreprise. Le type honnête qui a cravaché pour monter sa boite, qui a mangé des nouilles matin et soirs les 3 premiers mois à cause de l’URSAFF, et qui s’est défoncé pour que son projet aboutisse, mérite son salaire final si son projet réussit. Si il décide de s’augmenter pour se récompenser de ses effort, l’EMR ne doit pas être un frein. L’EMR doit être un outil utilisé en priorité dans des structures immenses où les bénéfices engraissent anormalement actionnaires et patrons au détriment des employés, mais il ne doit pas se retourner contre des petits entrepreneurs.
en réponse à space cowboy69 moi je pense que le type « qui a cravaché pour monter sa boite, qui a mangé des nouilles matin et soirs les 3 premiers mois à cause de l’URSAFF, et qui s’est défoncé pour que son projet aboutisse » mérite en effet son salaire mais s’il touche 30000€ de plus que ses salariés il me semble que c’est déjà suffisant.
pour que sa boite tourne n’a t’il pas besoin des tous ses salariés payés au smic? j’ai l’impression qu’aujourd’hui tout le monde est conditionné. on arrive à nous faire croire que le patron nous fait une fleur en nous embauchant (au smic) alors que c’est bien grace à nous qu’il gagne sa paye.
de plus je pense que l’EMR à 30000€ ne pénaliserai pas les petites boites qui pour la majorité sont loin de cet écart.
en tout cas ça mettrai fin à de nombreux abus.
mais il serait bien utopiste de penser qu’un jour un tel outil soit mis en place…
Bonjour,
je ne pense pas que le salaire du patron soit LE problème.. D’autant plus que des salaires de 30K€ mensuels dans les petites boites sont du domaine du fantasme.. Je suis dirigeant d’une pme de 90 personnes et je gagne 40K€… à l’année et je ne verse pas de dividende.. Le problème vient justement de la rémunération abusive des actionnaires. C’est là qu’il devrait y avoir une réforme : même s’il y a déjà de l’intéressement en place dans une boite, 1 € versé aux actionnaires doit impliquer 1 € versé aux salariés sans charges sociales. Il est très possible de faire comprendre aux actionnaires qu’un salarié heureux est un salarié qui travaille mieux donc qui rapportera plus sur le long terme. Cordialement..
Bonjour,
Lorsque j’évoque le salaire du patron dans cet article, cela doit concerner 5% des patrons en France (avec des salaires démesurés). Le but de cet article est justement de favorisé les PME, c’est pour cela que l’EMR est élevé et s’adresse aux grands dirigeants.
Je suis d’accord avec vous que les dividendes doivent partagés équitablement entre les actionnaires et les salariés.
Le principe d’un revenu maximum est une évidence, si celui d’un revenu minimum doit garder un sens. Cependant :
- le calcul doit être proportionnel et non pas arithmétique : par exemple, le revenu maximal doit être fixé à 10 fois le revenu minimum, et non 30 000 € au-dessus (quid, dans votre exemple, du patron qui baisse son salaire à 28 000 € ? Ses employés devront payer pour venir travailler ?)
- il faut que ce revenu maximal soit tout aussi universel que le revenu minimal, et non calculé entreprise par entreprise, sinon il y aura simplement transfert d’une entreprise à l’autre. Je dirais même, aujourd’hui, qu’il devrait être mondial… Mais ce sera pour la prochaine révolution.
- ce n’est pas une question de salaire : tous les revenus doivent être concernés ; cela doit donc passer par le biais de l’impôt sur le revenu et non du bulletin de salaire.
- il y a d’autre moyen d’équilibrer des comptes excédentaires que d’augmenter les bas salaires : diminuer les prix, par exemple, ou encore investir. N’oublions pas que l’argent soi-disant privé gagné par les actionnaires, c’est nous, consommateurs, qui le payons. Il n’y a pas tant de différence que cela avec l’argent public, surtout lorsqu’il s’agit d’un bien de consommation incontournable.
J’ajouterais que l’écart maximum de revenu doit avoir une justification théorique pour être efficacement défendu (bien qu’il s’agisse en fait d’un rapport de force à imposer) : il faut donc
1) combattre l’idée que ceux qui gagnent beaucoup d’argent le font par leur seul force et donc méritent ce qu’ils gagnent : les bénéfices colossaux d’aujourd’hui ne sont possibles que par le formidable pouvoir d’amplification économique des infrastructures construites au fil des siècles par l’ensemble de l’humanité, et par le travail de chacun, depuis le directeur comptable de la boîte jusqu’au chauffeur de métro qui amène les salariés à l’heure le matin – sans parler de l’ouvrier pakistanais qui a fabriqué sa chemise. Ce n’est que par une dérive progressive des structures économiques du moyen-âge que les capitaines d’industrie gagnent autant, et non par leur mérite propre.
2) combattre l’idée que le revenu d’un individu s’autojustifie, et qu’un travail vaut ce qu’il rapporte. Ce qui est à la rigueur défendable dans le secteur bancaire (un banquier qui rapporte deux fois plus d’argent à sa banque est payé deux fois plus) devient absurde, généralisé à l’ensemble des activités économiques – beaucoup d’activités ne sont par essence pas directement rentables. Il faut réfléchir sur ce que « vaut » véritablement un travail, et non en confier le soin à la seule loi de l’offre et de la demande. L’écart maximum de revenu permet de le faire, dans la mesure où il ne définit pas la valeur précise de chaque revenu, qui peut être laissée au marché, mais où il l’encadre : personne ne pourra dire que le travail du PDG « vaut » exactement tant, mais qui peut prétendre que son travail « vaut » plus de 10 fois celui de n’importe lequel de ses employés ? Qu’un travail vaille deux fois plus qu’un autre, c’est déjà beaucoup, alors 10 ?? Et à l’intérieur de cette fourchette de 1 à 10, toute latitude est donnée à l’employeur pour distinguer les mérites de ses salariés, ce ne sera déjà pas si mal et suffira largement à les motiver, surtout si l’échelle de référence des salaires est la même partout.
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